[…] On rampe tous après quelque chose. Le bonheur, l’amour, un idéal, l’Irréel. Ou peut-être l’ombre floue, effrayante, d’un passé qu’on a oublié. Un recoin de notre labyrinthe interne. Un fragment. Insignifiant. On s’y accroche. Mais les méandres de la réflexion mènent parfois aux abîmes. L’Être oublie le temps. Te rappelles-tu de la Lune, la première fois que tu l’as vue? Aujourd’hui, peux-tu me jurer que tu vis? Et sais-tu ce qui te pousse à encore vaciller vers l’inévitable?
Apprends. Ton âme est ton jardin. Tu y plantes “Les Fleurs du Mal”, si tu le souhaites. Tu peux également choisir d’y faire pousser la beauté. Giverny sera moins merveilleux que toi.
Comprends. Un jour, de riches couleurs composeront le tableau bigarré de ton existence, se mêlant au noir le plus profond. L’emprisonnant sous de vives teintes. Alors, tu te souviendras de la Lune, la première fois aperçue derrière une nuée vaporeuse de gouttelettes. Brillantes. Tu souriras et m’assureras que chaque seconde, ton coeur bat si fort… “Je suis vivant, résultat du hasard. Je vis.” Tu me diras. Et tu vacilleras pour le seul plaisir de ressentir le monde. Un sourire vague et l’envie que ça dure. Tes buts seront si clairs, évidents. Tu auras compris. Seul l’Homme en paix peut affronter sereinement une Vie. Ses envies. […]